Savoirs essentiels

La collaboration : pourquoi et comment chacun peut y contribuer?

Jean-Pierre Lemaitre

Plus que jamais, les conditions de travail (réunions virtuelles, télétravail, etc.) obligent chaque personne à revoir sa manière de collaborer et de contribuer au succès de l’équipe.

  • Pourquoi est-ce si important de collaborer?
  • Quels sont les « ingrédients » pour optimiser les échanges entre individus?
  • Quelle est la contribution de chacun?
  • Quels comportements et attitudes sont propices à la cohésion d’une équipe et à l’atteinte de ses objectifs.

Ce webinaire vous donnera des pistes de solutions et vous incitera à vous poser les bonnes questions

Pour aller plus loin :

Collaborer en équipe : accroître la cohésion pour multiplier les réussites

 

Les Faits saillants

Y a-t-il une différence entre collaboration et la cohésion ?

Pas vraiment. Dans les deux cas c’est le fait de travailler ensemble pour atteindre un même but. Chacun étant à même d’apporter sa pierre à l’édifice. Si la théorie est relativement simple, sa mise en pratique l’est moins. Il est difficile de devenir un bon collaborateur…

Les bénéfices de la collaboration sont connus :

  • Efficacité
  • Productivité
  • Nouvelles idées
  • Meilleur rendement

Les enjeux viennent des obstacles à la collaboration.

La question clé est de savoir comment l’individu va se comporter et s’impliquer dans son équipe…

Qu’est-ce qu’une stratégie mentale ?

C’est avant tout d’établir quelles sont les étapes qui vont nous mener à l’objectif.

Il est avéré qu’il existe une relation corps/esprits, dans laquelle les attitudes mentales viennent nous aider ou nous freiner dans l’atteinte de nos objectifs. Une croyance (au sens large) peut avoir de l’influence sur les comportements. Par exemple, si je crois que mes remarques ne seront pas prises en compte, alors je préfère ne rien dire car « de toute façon, ça ne changera rien ».

Bien que ces stratégies mentales soient en nous, nous n’en sommes pas toujours assez conscients. Autre exemple, si je me focalise sur ce qui ne va pas (dans l’équipe ou chez un collaborateur), je ne peux pas prendre conscience de ce qui va bien… Pour changer ce qui va mal il faut reconnaître l'existence de ce qui va bien.

C’est vrai pour tous les membres de l’équipe, ce n’est pas une question de niveau hiérarchique…

L’importance de la communication

La communication (verbale ou non verbale) joue un rôle primordial dans la collaboration.

Ce que l’on dit et surtout COMMENT on le dit, impacte la relation de travail avec les autres membres de l’équipe. Il faut faire attention aux petites phrases (« laisse, je vais m’en occuper ») et autres comportements, souvent issus d’une forme de stress et qui peuvent signifier mon irritation par rapport aux autres.

Leur impact négatif peut être profond et durable.

Quelles sont les composantes d’une bonne collaboration ?

La bonne collaboration passe par l’acceptation des différences, ce qui se manifeste par la tolérance envers mes collègues. Donc accepter qu’ils puisent être moins performants que moi, ou simplement moins disponibles.

Nous avons tous en nous des forces et des qualités, l’enjeu est d’être conscient des pièges qui vont avec.

L’intelligence émotionnelle peut jouer un rôle certain, puisqu’elle vise une meilleure connaissance de soi pour une meilleure gestion de soi (selon les circonstances et les intervenants). Mais elle favorise aussi une meilleure connaissance des autres pour une meilleure gestion des autres.

Dans tous les cas, cela implique une meilleure connaissance de soi… et aussi de faire preuve d’empathie pour prendre le recul nécessaire, et comprendre comment l’autre préfère que je communique avec lui.  

Respect, écoute, empathie, ouverture d’esprit… demeurent des valeurs sûres.

Autre composante importante de la collaboration : se concentrer sur ce que je peux contrôler et comment je peux contribuer (et non sur ce qui ne va pas).

Ce qui amène à la phase suivante, le plan d’action :

  • Que fait-on ?
  • Comment le fait-on ?
  • Quand commence-t-on ?
  • Comment le mesure-t-on ?

Comment favoriser un climat de collaboration ?

D’abord il faut que l’envie d'améliorer les choses soit là .

Ensuite accepter ce qui va être amené sans le considérer comme une remise en cause personnelle.

Prendre le temps d’organiser la discussion pour identifier ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins bien. De là préciser les points sur lesquels l’équipe, et les membres qui la composent, va travailler. Nul besoin de tout traiter de front, l’essentiel est de se donner les moyens de ses ambitions. Si on ne peut pas motiver les gens, on peut créer un environnement propice à la motivation.

Et parfois certains collaborateurs nécessiteront plus de coaching pour prendre conscience du besoin de changement de comportement.

Si la collaboration est l’affaire de tous, le rôle du gestionnaire est important, pour favoriser le climat collaboratif et laisser le droit à l’erreur.

Et après ?

Les meilleures techniques et formations du monde ne peuvent pas tout résoudre. Elles outillent les participants… qui doivent ensuite se donner les moyens de les appliquer. Ils doivent se responsabiliser. L’auto-discipline n’est pas naturelle, mais cela se travaille. Cela peut commencer par faire un bilan de la formation suivie (par exemple) pour identifier les points sur lesquels travailler et les partager avec l’équipe. La collaboration est l’affaire de tous et les actions à prendre doivent être mesurables. Ce qui compte n’est pas ce que l’on sait, mais ce que l’on fait…

Pour aller plus loin :

Collaborer en équipe : accroître la cohésion pour multiplier les réussites

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