Développement Personnel

Comment gérer son stress durant la crise du Covid-19?

Sylvie Boisvert

Dans ce webinaire, découvrez des astuces et des outils concrets afin de mieux vous adapter aux changements, de lâcher prise et de retrouver votre calme, bien-être et sérénité.

Sylvie vous partage des astuces et des outils concrets afin de mieux vous adapter aux changements et de reprendre le contrôle en cette période d’incertitude et d’angoisse. Résultat? Retrouvez la pleine possession de vos moyens et mettez en place votre plan d’actions pour lâcher prise et rester focus sur l’essentiel. Un webinaire pour retrouver votre calme, bien-être et sérénité autant dans votre vie personnelle et professionnelle en télétravail.

Objectif

Réduire les impacts négatifs du stress pendant la pandémie.

Une analogie pertinente pouvant illustrer sa gestion du stress peut s’apparenter à une voiture. Comment conduire sa vie? Quel GPS (Gestion Personnelle du Stress) devons-nous utiliser afin de bien la conduire? Tout d’abord, il faut s’occuper de la voiture, c’est-à-dire la mécanique de notre corps. Ensuite vient le moteur, c’est-à-dire les émotions et le cœur. Il y a ensuite le conducteur, celui qui conduite la voiture et donc, qui occupe le rôle de la tête, et des pensées potentiellement stressantes. Il y a finalement l’état de la route, soit l’environnement physique et son contrôle, ainsi que l’état de conduite qui traite de l’état d’esprit du conducteur.

Voiture = mécanique du stress

Le stress est physiologique, il est normal et naturel! Le stress est une réaction de notre corps afin de s’adapter à l’environnement et y survivre. Mais il y a du bon et du mauvais stress.

  • Bon stress: Il stimule, génère de l’énergie et donne la perception que l’on sera capable de s’adapter, de relever les défis.
  • Mauvais stress: Il draine l’énergie, donne la perception que l’on ne peut pas s’adapter et que l’on perd le contrôle.

Tout l’enjeu est de transformer le mauvais stress en bon stress !

On distingue 3 réactions au mauvais stress

  • Agressif
  • Défensif
  • Figé

Le mauvais stress génère du cortisol, dont les 3 fonctions sont :

  1. Empêcher de réfléchir et d’analyser les nuances pour privilégier la fuite (face à un danger)
  2. Empêcher d’être stratégique pour se focaliser sur la menace
  3. Devenir maladroit, plus d’accidents

Pour information : environ 10 min de stress négatif = 6 heures de cortisol!

Dans ce contexte, l’imagination prend le pas sur la réalité! Exemple : même si je reste chez moi, protégé, mon corps réagit comme si j’étais dehors confronté au virus.  

Moteur = cœur

Pour limiter le stress et reprendre les rênes il faut contrôler la variabilité de son rythme cardiaque. Mais comment calmer un moteur qui s’emballe et lui permettre de ronronner?

Moteur qui s’emballe

C’est la respiration de survie (le souffle court), celle qui apparaît lors de situations stressantes. Elle se fait avec le haut de la cage thoracique et ne fournit pas assez d’oxygène. En ayant moins d’air, le sang n’irrigue plus aussi bien le cerveau à nous avons de la difficulté à réfléchir.

Moteur qui ronronne

C’est la respiration abdominale : on gonfle le ventre et on ralentit notre respiration. De la sorte les rythmes biologiques se remettent en phase avec les battements du cœur et tout redevient fluide et ordonné. Pour y parvenir il faut penser à quelque chose qui fait du bien.

Il est même démontré que faire des respirations 3 x 5 min par jour de respiration abdominale aide à générer des hormones de bonheur pour une période de 4h.

Conducteur = tête

Mais… elle abrite aussi nos petits hamsters qui nous font tourner en rond. Des hamsters qu’il faut donc reconnaître, ainsi que leurs comportements, pour les coacher et leur faire voir les choses autrement.

Faits notables

  • 60 000 pensées traversent notre esprit/jour
  • 80% de nos pensées reviennent en boucle (la famille, la santé, les finances…)
  • 95% de nos pensées sont négatives (toujours craintif pour sa vie) pour la plupart des gens

La première étape est donc d’identifier quels types de pensées m’animent, quelle est ma position « au volant » :

  1. Position de performance (bien paraître par exemple). Selon votre nature peut pousser à s’améliorer ou au contraire à figer.
  2. Position de contribution (aider par exemple).
  3. L’expérience vécue (est-ce que je fais tout ce que j’ai à faire, au meilleur de moi-même), pour remettre en question les raisons du stress.

La deuxième étape est d’identifier clairement des faits et les utiliser afin de mieux interpréter la difficulté. De cette manière, la charge émotive est réduite (et le cortisol) et il est plus facile de changer de position (performance à contribution) et donc, de retrouver la pleine possession de nos moyens.

La troisième étape est de trouver les bonnes questions à se poser : comment tourner la situation à mon avantage? Quelles sont mes options? Il faut adopter une perception positive qui permettra de reprendre contrôle et non se poser des questions qui contribuent à une perception négative de la situation (pourquoi je n’y arrive pas ?). Le stress c’est une question de perception, d’où l’importance de privilégier un cercle vertueux (comment rendre les choses meilleures) à la place du cercle vicieux (l’épée de Damoclès qui flotte au-dessus de moi).

La quatrième étape est de développer sa vision, donner un sens à la situation. Lorsque l’on vit du stress, on tente de faire du sens avec quelque chose qui n’en a pas forcément. Quelles sont les connaissances que nous pouvons acquérir face à la situation? Quels peuvent être les défis qui nous amènent à développer des compétences afin de régler nos problèmes? Pouvons-nous transformer le mauvais stress en bon stress? Que puis-je apprendre de cette situation de stress?

En résumé, réussir à passer du « à cause de… » au « grâce à… » !

État de la route = environnement social

Quels sont les éléments de mon environnement physique ou social qui peuvent être à l’origine de mon stress? Il faut cibler les problèmes sur lesquels on peut agir et donc avoir le contrôle. Ensuite, il sera possible d’identifier les éléments de son environnement qui sont stressants donc, de pouvoir faire le choix de les éliminer ou pas. Il s’agit de bien choisir sa route et de la changer si nécessaire.

Suis-je en état de conduire = état d’esprit

Y a-t-il des habitudes qui m’aident ou qui me nuisent ? Favorisez-vous des activités qui sont bonnes pour vous, comme de l’exercice, un sommeil de qualité? Quelles sont les croyances, opinions et idées aidantes ou limitantes et que faut-il faire pour les changer?

En conclusion

Le stress est une perception. Il est important d’en identifier les composants pour changer ceux qui vous desservent et favoriser ceux qui vous aident.

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