Développement Personnel

Bienveillance et gratitude en ces temps de Covid-19

Sophie d’Oriona

Et si le Covid-19 était l’occasion de développer plus de gratitude et de bienveillance au travail et en famille? Et si cela transformait les organisations?

« Quand nous ne pouvons plus changer une situation, nous sommes mis au défi de nous changer nous-même » Viktor Frankl. De nombreuses études prouvent que si les humains ont pu survivre et se développer dans un environnement hostile, c’est grâce à leurs qualités de collaboration, d’entraide et d’empathie. Et si le Covid-19 était une occasion de développer plus de gratitude et de bienveillance au travail et en famille ? Et si notre manque de contrôle sur la situation nous conduisait à découvrir en nous une résilience qui ne peut se manifester que dans l’épreuve ? Et si cette épreuve testait notre capacité à développer encore plus d’humanité pour nous aider à sortir de cette catastrophe renforcés plutôt qu’affaiblis? Et si être loin physiquement nous rapprochait les uns des autres ?

Avec la pandémie, nous avons dû changer nos habitudes et sortir de notre zone de confort. C’est difficile car s’adapter aux changements, aller vers l’inconnu, prend de l’énergie, faisant en sorte que l’on a moins d’énergie afin d’assurer notre survie. C’est ce que l’on observe en temps de crise, comme celle de la Covid.

Crise et changement de normalité

Nous avons des habitudes, c’est à-dire des choses que l’on fait de façon automatique, sans se poser de question (se brosser les dents le matin), qui nous facilitent la vie. Et nous avons aussi des règles, qui elles sont imposées par l’extérieur. Les habitudes et les règles forment notre « normalité ».

Notre normal avant pandémie : prendre son auto pour aller travail, aller au bureau et en revenir, retrouver ses proches, etc… Le sens de ce normal était de constamment d’aller plus vite, gagner du temps, remettre nos travaux à temps, etc. Notre société a toujours été débordée.

Avec la pandémie, tout a changé. Tout est devenu plus lent, certains sont débordés alors que d’autres ne le sont plus du tout. Devrait-on remettre en cause nos priorités? Devrait-on changer notre façon de voir les choses? Est-ce que tout ce qui arrive est vraiment « à cause de la covid », ou bien la crise nous a-t-elle obligé à ralentir pour poser un regard différent sur ce qui nous entoure? Avons-nous détourné notre regard de la vraie condition humaine?

La peur, la maladie, la souffrance, la mort, la solitude et les inégalités ont toujours été là, elles font partie de la condition humaine et ce sont des états que nous avons besoin d’apprivoiser.

Avec la covid et le confinement (qui agit comme une cellule de dégrisement de l’agitation habituelle), c’est l’opportunité de recommencer à faire des choix conscients, non motivés par des réflexes ou des automatismes. Bien que nous n’ayons pas choisi la situation, nous pouvons choisir notre façon d’y réagir, de trouver une nouvelle manière de répondre à la crise, d’adopter une attitude nous permettant d’être heureux. Il faut se choisir soi-même, choisir la paix ainsi qu’une connexion à ces ressources intérieures : la bienveillance et la gratitude.

Les freins qui nous empêchent de privilégier bienveillance et gratitude

Hypothèse : au début de l’humanité, il fallait survivre. La menace était constante et l’homme devait sans cesse craindre le pire, guetter la possibilité d’un danger. Son pessimisme était aussi sa meilleure chance de survie.

La problématique est que l’homme est toujours craintif, pessimiste, car formaté comme cela depuis des millions d’années. Dans notre société de nos jours, toute cette crainte ne fait que causer une anxiété inutile. Nous surestimons les menaces (nous sommes prédisposés pour le négatif) et sous-estimons l’optimisme, les opportunités et les ressources.

Or c’est bien l’approche optimiste qui permet de créer ouverture, collaboration et entraide.

Solution : Il faut savoir transformer les défis en opportunités et savoir reconnaitre le meilleur de la situation.

Démarche vers une attitude de bienveillance :

  1. Commencer à être bienveillant envers nous-même
  2. Il faut ensuite se demander si la peur ou la colère ressentie est en rapport avec la situation. Il faut se dire que l’on peut gérer le défi en face (changer les réflexes de survie craintive)

La bienveillance et la gratitude sont les antidotes de la peur et de l’agression.

L’importance et la nécessité de parler de bienveillance et de gratitude dans les organisations.

Il faut aller au-delà des objectifs et des performances, les humains ne sont pas des machines. Les compagnies sont des organisations composées d’humains qui ont des besoins de sécurité, de communication et de reconnaissance.

Il faut défaire le mythe de la personne « self made », elle n’a jamais existé. Tout le monde a besoin les uns des autres. La crise révèle cette coopération si essentielle. La survie des organisations dépend aussi d’une bonne coopération collective. Cette coopération est donc également nécessaire dans notre nouvel environnement de travail à distance par exemple. Il est souvent considéré que les sentiments (sensibilité, empathie…) ne doivent pas interagir avec le travail, alors que c’est tout le contraire, il faut inclure la bonté dans l’efficacité pour créer un monde où il fait bon vivre.

Il faut être bienveillant avec soi, avec les autres mais aussi pour le bien de la collectivité. La bienveillance est possible dans toutes les organisations.

Un environnement de travail bienveillant va permettre aux employés de mieux se développer et s’y épanouir → plus de confiance dans les équipes – meilleure communication – moins de scénarios négatifs – plus de collaboration face aux difficultés – stimule l’innovation et donc le succès.

Conclusion

Le simple fait de reconnaitre l’importance de la coopération, de remercier ses employés, de les reconnaître, stimulera fortement l’environnement de travail.

Retrouvez également la présentation disponible sur la page SlideShare de Technologia.

Autres webinaires