Président d'Edologic, il a exercé en tant que consultant et directeur technique mais aussi comme formateur et directeur pédagogique dans le domaine des technologies de l’information.
Philippe Brevet est titulaire d'un diplôme de troisième cycle universitaire en informatique et des certifications VMware VCP, Novell CNE, Microsoft® MCSE, Cisco CCNA. Il a aussi acquis plusieurs compétences techniques de manufacturiers. Président-fondateur et associé principal d’Absolunet (intégration de réseaux et développement de solutions intranet et extranet) de 1999 à 2009, il a ensuite fondé Edologic en 2010, firme de consultation spécialisée en solutions d’infrastructures et de relève en technologies de l’information. Il possède près de vingt ans d'expérience en informatique dont la plupart consacrées à l'intégration de réseaux Novell et Microsoft® ainsi qu'à l’architecture et à la mise en place de solutions de stockage centralisées et d’infrastructures virtuelles tant sur les produits VMware que Microsoft®. Il a exercé ses fonctions en tant que consultant et directeur technique et aussi comme formateur technique et directeur pédagogique dans le domaine des technologies de l’information.
Deuxième partie
Cet article vous offre quelques réponses sur le Cloud Computing. Le cours Gestion d'un environnement virtualisé avec VMware vSphere (VM110), permet d'applique les concepts présentés ci-dessous.
La réponse est délicate, car elle reflète des réalités assez diverses. Le point principal demeure la notion de « nuage » qui fait référence à une déportation / délocalisation des applications. Celles-ci ne seront pas installées sur des serveurs sous le contrôle du personnel des TI à l’interne, mais gérées par un fournisseur de service externe sur des infrastructures leur appartenant (on y accède habituellement par le réseau public Internet). Ces infrastructures peuvent être redondantes ou non, centralisés ou décentralisées, etc.
La recherche des expressions francisées donne comme résultats :
• « informatique en nuage » (simple traduction littérale)
• « informatique dématérialisée » qui englobe également la virtualisation d’infrastructures (à mon sens, cette expression est inadaptée).
La création d’un nouveau terme, « nébuleutique » ou « nébulotique » par exemple, serait peut-être de rigueur.
Les deux notions sont indépendantes; le SaaS étant contextuel à l’application, le CC étant contextuel aux infrastructures de gestion des applications ou des services. Cependant, une application de type SaaS n’est pas automatiquement publiée en CC, mais peut être installée dans le Centre de données de l’éditeur ou du fournisseur. Techniquement, une application dans le « Cloud » n’est pas nécessairement de type SaaS, car cette dernière est caractérisée par son aptitude « Multi-locataires » (ou mutualisée) qui réduit les coûts (tant en licences et en matériels qu’en exploitation). En dernier point, côté marketing, le terme « Cloud Computing » est aujourd’hui plus « tendance » que SaaS, d’où le glissement de nombreuses applications SaaS vers le « Cloud »…
On peut dire que techniquement, à quelques exceptions près (impliquant des éléments de contrôle en temps réel, par exemple certaines chaînes de production industrielles), n’importe quel service pourrait être disponible sous ce mode d’exploitation. La réserve de nombreux gestionnaires TI ou des cadres supérieurs à confier à autrui la gestion des applications métiers de l’entreprise ou des données critiques sera beaucoup plus un frein au déploiement du « Cloud ».
Très peu, mais la connectivité Internet est incontournable. Toutes vos applications et services en CC seront dépendants de votre (vos) connexion(s) Internet. Pour certaines PME situées dans des quartiers industriels mal desservis par les fournisseurs accès Internet (FAI), ceci peut être une considération critique, incontournable.
C’est un point de tout premier ordre qui conduit à l’adoption du CC par les entreprises, car l’investissement sera nul ou minime et le coût variera selon l’usage. Une PME peut donc « déployer » une nouvelle application sans nécessiter la mise en place d’une nouvelle infrastructure matérielle de serveur, de stockage, de sauvegardes, ni des infrastructures logicielles de type application dorsale (tels les systèmes de bases de données). Les coûts d’acquisition sont donc minimes si le système doit être utilisé par plusieurs centaines d’employés.
Ces services seront des charges récurrentes entrant dans les dépenses, et non pas des investissements pouvant être immobilisés. Il est nécessaire toutefois de vérifier avec le CA/CGA.
Il n’y a aucune réponse à priori, tout dépend des fournisseurs de service en « cloud », mais aussi des fournisseurs de connectivité (FAI). La notoriété du fournisseur et les références clients restent de mise.
Gestion d'un environnement virtualisé avec VMware vSphere (VM110)
Les PME et la virtualisation : seconde partie
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