7 avril 2015

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Technologies de l'information

Migrer son infrastructure Linux vers le « nuage »!

Depuis quelque temps, le « nuage » ou « Cloud » en anglais sont très clairement des mots à la mode. Pour en être bien convaincu, il suffit de dire « nuage » ou « Cloud » à une personne de votre entourage et vous aurez probablement une réponse du genre : « Ah oui! Le… nuage! » Sans parler des divers services comportant dans leur nom le terme « Cloud » comme le célèbre « iCloud » de la compagnie Apple.

En quelques mots, qu’est-ce donc que le « nuage » ?

Simplement dit, il s’agit d’un ensemble de technologies, processus, puissance de calcul ou de stockage utilisable à distance au moyen d’un réseau qui est généralement l’Internet. Très souvent, ces ressources sont utilisables à la demande et capable d’évoluer en fonction de la demande.

Et en quoi cela peut-il concerner mon infrastructure de serveurs Linux ?

Pour faire des économies d’échelles, il n’est plus nécessaire d’avoir de centres de données, de salles de serveurs informatiques, tout cela étant pris en charge par le ou les fournisseurs, y compris les ressources en personnel associées à cette infrastructure. Concernant l’infrastructure proprement dite, l’acronyme IaaS est très souvent utilisé. On peut le traduire par « Infrastructure en tant que service ».

OK, je suis convaincu, mais est-ce que cela n’est pas trop beau… pour être vrai ?

Possiblement! En fait, le scénario n’est pas souhaitable pour toutes les compagnies ni même envisageable pour tous les systèmes de données. Il est important d’analyser sérieusement et profondément les ressources qui peuvent migrer vers le cloud.

D’autre part, il faut faire bien attention au changement de culture qui va s’opérer, car il s’agit d’un changement vraiment majeur en ce qui concerne, par exemple, l’administration de serveurs Linux. Le serveur étant, dans ce système de nuage dynamique, une simple ressource, l’« objet » en question n’aurait peut-être que quelques heures de durée de service!

Mais… est-ce que je vais être vraiment gagnant ?

Beaucoup d’études le démontrent clairement. En fait, il s’agit de la 2e vague d’économie d’échelle après la 1re vague, qui a virtualisé les équipements donc amélioré clairement l’utilisation des serveurs. En bref, dès qu’une infrastructure Linux est sous-utilisée parce que dimensionnée pour répondre au plus gros achalandage possible, alors oui, le Cloud vous fera faire des économies!

Un scénario avec ça ?

Le scénario idéal, c’est une compagnie qui a une forte présence sur Internet et qui procure des services avec, au moins, les protocoles de base de l’Internet (http/https…). Si, en plus, cette compagnie utilise quelques centaines de serveurs Linux déjà largement virtualisés avec VMware, alors il serait probablement très intéressant de considérer un passage au nuage. Le coût actuel de l’infrastructure sous-jacente (centre de données, surveillance, alimentation, maintenance) peut être sérieusement diminué, ce qui permettra des économies d’échelles lorsque l’équation ressource versus demande est surtout dynamique.

Il n’y a pas de bonheur sans nuage

Bien que la solution infonuagique ne soit pas pour tout le monde, plusieurs entreprises bénéficieraient d’économies d’échelles considérables en s’y convertissant. Elle requiert certainement une étude sérieuse des besoins et des changements impliqués, mais, au bout du compte, les possibilités de gain sont trop élevées pour ignorer la mise!

Cet article illustre en partie le cours « Mieux comprendre l’infonuagique » et fait référence également aux cours Linux donnés par Technologia.

Référence :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing

Patrick Lhermie cumule plus de 2 500 heures de formation et plus de 1 500 personnes formées à Linux au Québec. Il possède plus de vingt années d'expérience en informatique. Il a géré et administré de nombreux systèmes UNIX, Linux et Oracle dans des services critiques pour certains. Il utilise le système d'exploitation Linux depuis plus de dix ans dans le cadre de ses activités de consultation.