18 août 2011

Article

Technologies de l'information

Les PME et la virtualisation - Deuxième partie

Les pieds sur terre, la tête dans le « Cloud » !

Cet article vous offre quelques réponses sur le Cloud Computing. Le cours Gestion d'un environnement virtualisé avec VMware vSphere (VM110), permet d'applique les concepts présentés ci-dessous.

Qu'est-ce que le « Cloud Computing » exactement ?

La réponse est délicate, car elle reflète des réalités assez diverses. Le point principal demeure la notion de « nuage » qui fait référence à une déportation / délocalisation des applications. Celles-ci ne seront pas installées sur des serveurs sous le contrôle du personnel des TI à l’interne, mais gérées par un fournisseur de service externe sur des infrastructures leur appartenant (on y accède habituellement par le réseau public Internet). Ces infrastructures peuvent être redondantes ou non, centralisés ou décentralisées, etc.

Quelle serait l’expression française correspondant à « Cloud Computing » ?

La recherche des expressions francisées donne comme résultats :
• « informatique en nuage » (simple traduction littérale)
• « informatique dématérialisée » qui englobe également la virtualisation d’infrastructures (à mon sens, cette expression est inadaptée).
La création d’un nouveau terme, « nébuleutique » ou « nébulotique » par exemple, serait peut-être de rigueur.

Quelle est la différence entre « Cloud Computing (CC)» et SaaS (Software as a Service) ?

Les deux notions sont indépendantes; le SaaS étant contextuel à l’application, le CC étant contextuel aux infrastructures de gestion des applications ou des services. Cependant, une application de type SaaS n’est pas automatiquement publiée en CC, mais peut être installée dans le Centre de données de l’éditeur ou du fournisseur. Techniquement, une application dans le « Cloud » n’est pas nécessairement de type SaaS, car cette dernière est caractérisée par son aptitude « Multi-locataires » (ou mutualisée) qui réduit les coûts (tant en licences et en matériels qu’en exploitation). En dernier point, côté marketing, le terme « Cloud Computing » est aujourd’hui plus « tendance » que SaaS, d’où le glissement de nombreuses applications SaaS vers le « Cloud »…

Quels types d’applications ou de services sont disponibles en « Cloud Computing » ?

On peut dire que techniquement, à quelques exceptions près (impliquant des éléments de contrôle en temps réel, par exemple certaines chaînes de production industrielles), n’importe quel service pourrait être disponible sous ce mode d’exploitation. La réserve de nombreux gestionnaires TI ou des cadres supérieurs à confier à autrui la gestion des applications métiers de l’entreprise ou des données critiques sera beaucoup plus un frein au déploiement du « Cloud ».

Y a-t-il des contraintes techniques internes à l’entreprise à considérer pour l’adoption du CC ?

Très peu, mais la connectivité Internet est incontournable. Toutes vos applications et services en CC seront dépendants de votre (vos) connexion(s) Internet. Pour certaines PME situées dans des quartiers industriels mal desservis par les fournisseurs accès Internet (FAI), ceci peut être une considération critique, incontournable.

Le CC a-t-il un impact financier ?

C’est un point de tout premier ordre qui conduit à l’adoption du CC par les entreprises, car l’investissement sera nul ou minime et le coût variera selon l’usage. Une PME peut donc « déployer » une nouvelle application sans nécessiter la mise en place d’une nouvelle infrastructure matérielle de serveur, de stockage, de sauvegardes, ni des infrastructures logicielles de type application dorsale (tels les systèmes de bases de données). Les coûts d’acquisition sont donc minimes si le système doit être utilisé par plusieurs centaines d’employés.

Est-ce que le CC a un impact fiscal sur mon entreprise ?

Ces services seront des charges récurrentes entrant dans les dépenses, et non pas des investissements pouvant être immobilisés. Il est nécessaire toutefois de vérifier avec le CA/CGA.

Mais est-ce fiable comme service ?

Il n’y a aucune réponse à priori, tout dépend des fournisseurs de service en « cloud », mais aussi des fournisseurs de connectivité (FAI). La notoriété du fournisseur et les références clients restent de mise.

Ces notions sont d'ailleurs traitées dans le cours suivant :

Gestion d'un environnement virtualisé avec VMware vSphere (VM110)

Les PME et la virtualisation : seconde partie

© Philippe Brevet, Tout droit réservé.

Philippe Brevet est président d'Edologic, il a exercé en tant que consultant et directeur technique, mais aussi comme formateur et directeur pédagogique dans le domaine des technologies de l’information. Philippe Brevet détient un diplôme de troisième cycle universitaire en informatique et est également titulaire des certifications VMware VCP, Novell CNE, Microsoft MCSE, Cisco CCNA, ainsi que plusieurs compétences techniques de manufacturiers.