30 mai 2016

Article

Capital humain et gestion

S'organiser pour ne pas se faire organiser

Dites-moi, êtes-vous de ceux qui se font organiser ou êtes-vous de ceux qui s’organisent?

Maintenant, par rapport au stress, j’ai une question pour vous : quelle est, selon vous, la fonction première du stress? Vous l’avez deviné : il s’agit d’un mécanisme de survie. C’est très important, car ça veut dire « pas de stress, pas de vie ». Logiquement, ça signifie aussi qu’on ne peut pas vivre sans stress. Autrement dit, comme le stress est nécessaire à la survie, on ne peut pas vivre sans stress.

Et maintenant, que pensez-vous de cette phrase?

« Quand vous savez que vous êtes capable de faire face à tout ce qui peut vous arriver, vous avez la seule sécurité que le monde a à offrir. »

Comment l’interprétez-vous? Croyez-vous que c’est possible?

Et celle-ci, alors? Qu’en pensez-vous?

« Quand vous savez que vous êtes capable de vous adapter à tout ce qui peut vous arriver, vous avez la seule sécurité que le monde a à offrir. »

Laquelle des deux préférez-vous? Laquelle des deux phrases vous semble la plus réaliste?

La plupart des gens à qui j’ai présenté ce choix préfèrent la 2e phrase. Celle qui parle d’adaptation. Parce que les gens perçoivent que s’adapter est plus facile que de faire face. Et pourtant, il s’agit de la même chose, car, quand on s’adapte, par le fait même on fait face.

Il y a deux mots-clés par rapport au stress dans le paragraphe précédent. Lesquels, croyez-vous? C’est ça! Le premier mot-clé est le mot « perçoivent » et le deuxième « s’adapte ».

Saviez-vous que le mot « stress » est emprunté au domaine de l’ingénierie? Eh oui! On parle de « stress des matériaux » quand on parle de leur adaptabilité à l’environnement. Et c’est exactement ça, le stress : c’est la perception qu’on a de pouvoir s’adapter ou non aux circonstances et aux événements qui se produisent dans notre environnement. Quand on perçoit qu’on peut s’adapter, on parle de bon stress et, quand on perçoit qu’on ne pourra pas s’adapter, on parle de mauvais stress.

Allons voir ça de plus près. Revenons un moment sur cette portion des deux phrases : « la seule sécurité que le monde a à offrir. ». Ça, ça veut dire que vous n’avez aucun contrôle sur les événements qui peuvent vous arriver. Et si, par bonheur, tout va bien dans votre vie en ce moment, alors c’est une fausse sécurité et une partie de vous le sait… et cette partie ne se sent jamais tout à fait en sécurité, car elle sait que tout peut changer sans qu’elle en ait le contrôle.

Par contre, si vous savez que vous êtes capable de vous adapter à tout ce qui peut arriver, vous avez la seule sécurité que le monde a à offrir, car vous savez que peu importe les circonstances de votre vie, vous avez la perception que vous allez vous adapter.

Et c’est ça, votre seule sécurité, car vous avez le parfait contrôle sur votre perception des événements de pouvoir vous adapter. Vous me suivez?

Prenons un exemple :
Deux collègues travaillent depuis longtemps au même endroit. Tous deux s’entendent bien avec leur patron, leur équipe et elles aiment beaucoup leur travail. Tout va pour le mieux. Comme on dit, « les planètes sont alignées ».

Par contre, qu’arrivera-t-il si du jour au lendemain ils ont un nouveau patron, une nouvelle équipe et de nouvelles tâches?

L’un des deux peut avoir la perception qu’il va s’adapter au changement tandis que l’autre peut avoir la perception qu’il ne pourra pas s’adapter au changement.

Voyez-vous? Ce sont les mêmes circonstances, mais deux perceptions différentes qui vont faire toute la différence entre vivre un bon stress et vivre un mauvais stress.

Le bon stress donne de l’énergie, stimule, nourrit, fait évoluer la personne, car elle perçoit qu’elle va pouvoir s’adapter. Cette attitude a des impacts positifs aux niveaux physique, mental et émotionnel. La personne donne un sens aux événements. « Wow! C’est un gros défi, mais je vais en ressortir grandie, je vais faire de nouveaux apprentissages et découvrir de nouvelles choses. Et dans le pire des cas, je chercherai ailleurs et j’en profiterai pour faire le point sur ce que je veux vraiment maintenant au niveau professionnel. »

Le mauvais stress, lui, démotive la personne et lui draine toute son énergie, car elle perçoit qu’elle ne pourra pas s’adapter. Cette attitude a des impacts négatifs aux niveaux physique, mental et émotionnel. Elle n’arrive pas à donner du sens aux événements. « Pourquoi ça m’arrive? Où s’en va-t-on? Ça n’a pas de sens! Qu’est-ce qui va m’arriver? C’était tellement bien avant, pourquoi changer?... »

Maintenant la question à se poser est : comment passer du mauvais stress au bon stress? Comment changer la perception que j’ai (selon laquelle je ne pourrai pas m’adapter) et la transformer en perception positive, où je vais pouvoir m’adapter à la nouvelle situation?

Voici quelques trucs :

  • Au lieu de vous dire « j’ai un problème », posez-vous les questions suivantes :
      
  • Comment puis-je profiter de la situation?
      
  • Comment tourner la situation à mon avantage?
      
  • Qu’est-ce que j’ai à apprendre de la situation?
      
  • Quel sens puis-je donner à la situation?
  • Ayez un plan B, C, etc.

Nous appelons ces questions des questions orientées solutions, car juste le fait de vous les poser vous amène vers des solutions, ce qui fait que vous êtes dans l’action. Et tant que vous êtes dans l’action, vous avez la perception que vous allez vous adapter à la situation, car vous la prenez en main. De plus, avoir plusieurs plans en réserve augmente votre perception d’adaptation et de contrôle. Vous vous organisez au lieu de vous faire organiser! Ça, c’est du bon stress!

Si vous ne vous posez pas ces questions, vous demeurez dans le problème, vous restez figé avec le sentiment que quelque chose peut vous tomber dessus à tout moment. Et tant que vous êtes figé, vous risquez d’avoir la perception que vous ne pourrez pas vous adapter aux événements et que vous êtes une victime des circonstances. En plus, si vous n’avez pas d’autre plan, vous avez l’impression de « jouer » votre vie à quitte ou double! Vous vous faites organiser au lieu de vous organiser! Ça, c’est du mauvais stress!

Puisqu’on ne peut pas vivre sans stress, lequel choisissez-vous?
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Sylvie Boisvert est formée en gestion du stress et des émotions auprès du HeartMath Institute en Californie. Elle possède une formation en administration des affaires et en coaching d’affaires. De plus, elle est coach professionnelle certifié en programmation neuro linguistique (PNL), et termine présentement le cursus d’enseignante certifiée en PNL. Coach certifiée associée de la Fédération internationale des coachs et de la Fédération internationale des coachs du Québec, elle est aussi membre de l’Association Ritma. Sylvie combine plus de 25 ans de développement personnel et professionnel.