14 mars 2014

Article

Capital humain et gestion

Quel est votre style de leadership ?

On dit des leaders qu’ils font avancer les choses, qu’ils influencent les personnes et leur organisation. Et vous, parmi les quatre styles de leadership qui suivent, quel est celui que vous utilisez naturellement pour influencer, motiver ou diriger vos employés, vos pairs et la direction ?

Les quatre styles de leadership positifs selon Hersey Blanchard 

  1. Leadership autocratique : fournir des directives précises par rapport à ce qui doit être fait et comment le faire. Assurer un suivi serré.
  2. Leadership de motivation : donner la direction, expliquer les décisions par rapport à ce qui doit être fait pour favoriser l’engagement. Offrir le soutien et faire du renforcement au besoin.
  3. Leadership de participation : s’impliquer, partager ses idées de même que la prise de décision sans nécessairement fournir la direction à prendre.
  4. Leadership de délégation : offrir un minimum d’encadrement et de soutien. Confier la responsabilité depuis la prise de décision jusqu’à la mise en œuvre et en assurer le suivi.

Utiliser un seul style de leadership


Selon une étude récentei, 54% des gestionnaires dirigent en utilisant un seul style de leadership. En d’autres mots, qu’ils cherchent à influencer une ressource sénior ou une ressource junior, qu’ils soient dans un contexte de réorganisation ou de croissance, la majorité des gestionnaires utilisent uniquement leur style de leadership naturel pour influencer, motiver et diriger!

Existe-t-il un type de leadership idéal ?

Depuis des décennies, de nombreuses recherches ont tenté d’identifier une caractéristique, un trait de personnalité ou un style de leadership idéal ou supérieur, sans succès. Par contre, ce que les recherches ont permis de démontrer, c’est que les leaders efficaces adaptent leur style en fonction des situations et des personnes.

Les quatre styles de leadership présentés ci-haut sont tous positifs et complémentaires

Votre style naturel de leadership a ses forces et ses faiblesses. Dans la pratique, c’est l’adéquation avec la situation et les personnes qui doivent permettre au gestionnaire de déterminer le meilleur style à utiliser. À titre d’exemple, si la gestion d’une crise nécessite une réponse rapide, le gestionnaire a tout intérêt à prendre une décision unilatérale et à exercer un leadership autocratique. En revanche, ce style utilisé dans toutes les situations nuit au développement de l’autonomie des individus, à la créativité et à l’innovation.

Le leadership participatif dans l’air du temps

On fait l’éloge du gestionnaire qui utilise l’intelligence collective, qui laisse les individus donner une touche personnelle à leur travail, etc. Or, ce style peut être inadapté et s’avère être une stratégie coûteuse et peu efficace pour prendre certaines décisions. En somme, le gestionnaire moderne doit être versatile et flexible pour s’adapter aux défis et aux changements de son organisation. Adapter son style de leadership c’est être mieux outillé pour gérer les différentes situations en plus de contribuer au développement de relations de qualité.

En conclusion

Comme le disait le célèbre psychologue américain Abraham Maslow : «Il est tentant, si le seul outil dont vous disposez est un marteau, de tout traiter comme si c’était un clou. » Souvent, le gestionnaire tente d’influencer, de motiver et de diriger avec les outils qu’il connaît. Le leadership situationnel s’apprend et c’est l’une des vingt habiletés essentielles du gestionnaire abordée dans le cours Le gestionnaire nouvellement promu (CH101).

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© Catherine-J Charette, Tous droits réservés 


i http://leaderchat.org/2012/06/18/three-times-when-its-wrong-to-be-a-supportive-manager/